Balkanes – quatuor de polyphonies bulgares a capella

CHANTS SEFARADES EN TERRES BALKANES :

La rencontre des monodies judéo-espagnoles et des polyphonies bulgares

Invité : David BRULEY, percussions

CHants Séfarades en Terres BalkanesEn 1492, plus de 160.000 Juifs d’Espagne ont été contraints à s’exiler par les souverains catholiques Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille. Environ 60.000 d’entre eux ont trouvé refuge dans les territoires de l’Empire Ottoman – sur les terres des actuelles Bulgarie, Macédoine, Grèce, Bosnie et Turquie.
Dans les Balkans, la tradition vivante séfarade subit très largement l’influence des langues et cultures musicales locales. Au fil du temps, les traditions séfarades s’entremêlent aux traditions des pays balkaniques, car les unes trouvent écho dans les autres et vice versa.

Le chant séfarade, faisant la part belle aux voix féminines, est une des composantes essentielles de la vie de cette communauté en exil ; il a non seulement permis la conservation d’une identité ethnique, mais également a pu se pérenniser pendant plus de cinq siècles. Il en est de même pour le chant bulgare – conservé à travers les siècles malgré le joug ottoman et transmis oralement de génération en génération par les femmes, il joue un rôle prépondérant dans la conservation de la foi et identité culturelle et ethnique bulgares.

Assujetties ou exilées, les femmes bulgares et juives traversent des joies et des épreuves qui les unissent en résonnant au-delà de leur appartenance identitaire.

Fort de son parcours artistique, le quatuor Balkanes a répondu avec enthousiasme à l’invitation de création d’un répertoire de polyphonies à partir de chants séfarades. Les quatre chanteuses, séduites par les monodies judéo-espagnoles, et accompagnées par le percussionniste lyonnais David BRULEY, se donnent pour objectif de rendre hommage à cette musique particulière en l’adaptant à la sensibilité propre des polyphonies bulgares.

Voix séfarades en Terres Balkanes – c’est faire parvenir jusqu’à l’auditeur l’âme séfarade par la puissance et la magie des voix bulgares, le tout dans une interprétation vivante faisant de chaque chanson une petite scène et de ce concert un vrai spectacle noble, tout en sobriété et en émotion.

- SORTIE NATIONALE DU NOUVEL ALBUM « BALKANES SEFARADES » .

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MESSEMVRIA

Chants profanes et sacrés de l’Ancienne Bulgaria

MESSEMVURIADans l’Ancienne Bulgaria, au-delà des faits historiques, ce qui importe c’est la ferveur qui transcende les frontières entre les mondes profane et spirituel. Bien plus qu’une immersion sonore ou qu’un voyage dans une Bulgarie d’antan, ce spectacle, par la montée en puissance de ses chants, vous entraîne corps et âme au cœur de l’être, là où profane et sacré se rejoignent.

« A la rencontre de la liturgie orthodoxe chantée traditionnellement par les hommes, au cours de nos pérégrinations musicales dans une Bulgarie écartelée entre l’Europe et l’Orient, les modes médiévaux bulgares et byzantins nous ont particulièrement touchées.

Imprégnées de cet univers, nous nous le sommes réapproprié en adaptant ce répertoire à nos voix et sensibilités ou en le recomposant. Une manière pour nous de perpétuer la tradition ancestrale d’inventions, de transformations de l’écriture musicale, laissant à chaque auditeur l’imaginaire comme contrée secrète vers celui qui nous appelle. » Balkanes

APOLONIA

Chants du Jardin de la Vie

ApoloniaDans les Temps d’antan, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, il était un pays béni où les montagnes, les vallées, les rivières et la Mer se disputaient la primeur de la Beauté. Orphée y est né. Il a vécu dans ce Paradis sur Terre, en bonne entente avec tous les oiseaux et animaux, avant de descendre aux Enfers à la recherche de son amour, de son paradis perdu… Un pays où les femmes dansaient sur les braises une icône à la main, où les hommes construisaient des moulins à vent, des forteresses et des monastères pour protéger leurs terres et leurs croyances de tous ceux – huns, romains, byzantins ou ottomans – qui voulaient s’approprier ce Jardin d’Eden terrestre…

Pour cette nouvelle création, elles ont puisé dans le riche répertoire des chants anciens bulgares et ont réuni en un bouquet bigarré des mélodies populaires, orthodoxes et des compositions originales qui évoquent le Jardin d’Éden – en tant que Paradis Éternel, Royaume de Dieu, lieu de la récompense suprême et symbole ultime de la miséricorde divine ; le Jardin en tant que Paradis sur Terre permettant l’épanouissement de l’Amour, le ressourcement, la paix et la sérénité; le Jardin en tant que métaphore de l’Âme humaine et réceptacle de tout ce qu’il y a de plus intime (jardin secret); le Jardin, enfin, en tant que symbole d’un lieu inaccessible aux simples humains que nous sommes, paradis perdu d’avance car par essence opposé au Paradis de Dieu…

Nous vous présentons «Apolonia…» – du nom du plus beau joyau de la côte de la Mer Noire – ce petit paradis que Romains, Byzantins et Bulgares se sont âprement disputé, frère de la Mer Méditerranée, uni à elle à jamais grâce au Bosphore. Apolonia… ou les chants du Jardin de la Vie.

UN NOËL EN BULGARIE :

Un Noël en BulgarieLa réalité festive alliée à la solennité religieuse du temps de Noël marque l’ouverture du cycle du renouveau de la nature dans lequel le divin accompagne constamment le quotidien des gens.

Une dimension symbolique portée avec entrain et mystère par les quatre chanteuses de Balkanes.

Imprégnées de modes médiévaux bulgares et byzantins, elles composent, au propre et au figuré, un répertoire original adapté à leurs tessitures et à leur sensibilité. Au gré de leurs recherches et créations musicales, elles perpétuent la tradition orale et savante des chants profanes et sacrés bulgares.

Spectacle jeune public

C’EST LA MÈRE MIMA QUI A PERDU SON CHAT

Mère Mima - BalkanesDepuis plus de douze ans, Milena Roudeva, Milena Jeliazkova, Martine Sarazin et Marie Scaglia chantent a cappella, perpétuant la tradition des chants polyphoniques bulgares.

Après le succès de leur premier spectacle Jeune Public « La Lune m’a dit », coproduit par les Jeunesses Musicales de France, elles présentent aujourd’hui une nouvelle création en direction du milieu scolaire (du cycle 1 à la 3ème) « C’est la Mère Mima qui a perdu son chat ! »

Ce répertoire original à partir de chants traditionnels bulgares et de compositions permet au quatuor Balkanes de poursuivre son travail de sensibilisation du Jeune Public aux sonorités, rythmes et couleurs de la musique vocale bulgare.

A l’heure où la Bulgarie a rejoint l’Union Européenne, ce spectacle riche en émotions donne l’occasion aux enseignants de faire découvrir aux enfants, de manière vivante, l’âme d’un pays.

ANCIENNES CREATIONS

UN NOËL DES BALKANS

Tournée décembre 2012

avec le soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône et l’association ECUME

noel-des-balkanesOutre leur frontière commune, la Bulgarie et la Grèce partagent aussi un patrimoine commun, notamment les fêtes de fin d’année, dont on trouve encore de nos jours le reflet dans les coutumes, les rituels et la musique. Les chants de Noël que l’on interprête aujourd’hui dans ces pays résultent de croyances païennes et de fêtes chrétiennes, et sont profondément inspirés de modes musicaux que l’on pouvait entendre durant l’Empire Byzantin.

Notre volonté est de faire (re)découvrir et de revisiter dans une ambiance chaleureuse, familiale et conviviale, la magie de ces chants par une création musicale pour laquelle nous avons invité le quatuor instrumental et vocal grec MAYE. Par leur richesse, les œuvres proposées alternent joie et mystagogie, festivité et recueillement, paganisme et christianisme.

VOX BOGOMILI

Souffle Bulgare en Terre Cathare

Création 2007-2008

Création inscrite au programme de la Saison Culturelle Européenne 2008, labellisée par le Festival de Danses et Musiques Sacrées de Sylvanès

Scénographie : Emmanuelle RICARD & Jean MANIFACIER

Invités : Luben DRENSKY, Simon GALLOT, Bruno MARTINS

Frères en hérésie aux yeux de leurs Églises, Bogomiles et Cathares n’étaient-ils pas destinés à se rencontrer ?

Vox Bogomili

photo par Patrick Courault

Si nous exhumons l’épopée terrible des Bougres et des Cathares, c’est pour qu’à l’exil, aux persécutions et aux châtiments ne s’ajoute point la cruauté suprême de l’oubli…

Dans les temps d’antan, il y a plus de dix siècles, vivait sur les terres du Grand Royaume Bulgare un pope… un simple servant de l’église orthodoxe qui, témoin du relâchement des mœurs du clergé, s’imprégna de la foi des dualistes orientaux. Insatisfait du christianisme officiel, éloigné de sa simplicité initiale et encombré de rites fastueux, derrière lesquels était cachée et voilée au peuple l’œuvre et l’identité « véritables » du Christ, le Pope Bogomile s’insurgea. Il désapprouvait l’ordre religieux et social, l’esclavage et l’asservissement dont souffrait la plus grande partie de la population sur les terres et dans les domaines des seigneurs… Il décida de devenir le prédicateur de ce qu’il appelait le véritable christianisme, qui devait être accessible au peuple et lui accorder les droits de l’homme et le salut de l’âme. Ainsi est né le Bogomilisme.

A la même époque, à plus de deux mille kilomètres à l’Ouest, germaient chez les Bons Hommes Occitans des idées dualistes proches de celles des Bogomiles. Tous étaient convaincus que le monde d’ici-bas, visible et périssable, était l’œuvre du Diable. Cependant, certains parmi eux, les modérés, croyaient en un Dieu principe suprême, tandis que d’autres, les absolus, érigeaient le Diable au même rang que Dieu, reconnaissant ainsi l’existence de deux principes fondamentaux. Qualifiés d’hérétiques par l’Eglise Officielle Orthodoxe, les Bogomiles entamèrent de longs périples hasardeux à travers toute l’Europe, en s’arrêtant et en s’établissant, entre autres, sur les terres des actuelles Grèce, Croatie, Italie, France. Chassés de leur pays, ils cherchaient avant tout à préserver et transmettre leur foi au péril de leur vie…