Balkanes – quatuor de polyphonies bulgares a capella

CD SEFARADE

NOUVEAU/NEW CD – « BALKANES SEFARADES », nov. 2016

Avec David BRULEY, percussions & Edmond GHRENASSIA, clarinette

Production : La Route de la Voix

Producteur exécutif/Executive producer : Hervé Roten (cfmj.fr)

Pour commander : (+33) 1 45 82 20 52 – boutique en ligne – par mail : contact.


 

L’originalité de ce projet consiste dans le traitement inédit de la musique séfarade des Balkans. Tout en respectant la structure première transmise pendant les siècles, et se basant scrupuleusement sur la monodie initiale, les quatre chanteuses retravaillent la matière originelle en arrangeant cette même monodie en polyphonie. Non pas seulement en ajoutant des bourdons qui ne peuvent exister tous seuls sans la mélodie, mais en composant des contre-chants et des mélodies parallèles à la mélodie initiale. Mina, Milena, Martine et Marie-Madeleine ont ainsi enrichi et développé les monodies séfarades collectées afin de les adapter encore plus aux sonorités musicales – rythmiques et structurelles – propres des Balkans. En plus, elles ont intégré des chants bulgares traditionnels aux chants judéo-espagnols, en choisissant pour cela des pièces musicales dans un même mode, et des thématiques similaires. Cette interaction entre les deux cultures musicales – séfarade et bulgare – représente un second élément essentiel de cette création, rendant celle-ci encore plus innovante.


The originality of this project consists above all in the novel treatment of the Sephardic music of the Balkans. While fully respecting the underlying structure transmitted over the centuries and scrupulously conforming to the initial monody, the four singers transform the original material by arranging the same monody in polyphony. Not only by adding buzzing, which can’t exist alone without the melody, but by composing counterpoints and melodies parallel to the initial melody. Mina, Milena, Martine et Marie-Madeleine have in this way enriched ans developed the Sephardic monodies collected, with the intent of adapting them still more to the musical sonorities rhythmic  and structural that are particular to the Balkans. More – they integrated the traditional Bulgarian songs into Judeo-Spanish singing, choosing for the purpose musical pieces in the same mode and with similar thematic topics. This interaction between the two musical cultures – Sephardic and Bulgarian – represents a second essential element of this creation, making it still more innovative.


François SADDI, TRAD’MAG N°172, note BRAVO, Mars-Avril, 2017 :

« Le CD « BALKANES SEFARADES » du Quatuor Balkanes et David Bruley propose des rencontres entre des monodies judéo-espagnoles et des polyphonies bulgares, interprétées par les chanteuses Milena Jeliazkova, Milena Roudeva, Martine Sarazin, Marie-Madeleine Scaglia, et le percussionniste David Bruley, rejoints pour trois titres par le clarinettiste Edmond Ghrenassia. Pour la plupart, les titres de ce très bel album sont constitués de l’enchaînement de deux chansons traditionnelles, la première, judéo-espagnole traitée polyphoniquement pour l’occasion ; et la deuxième bulgare et traditionnellement polyphonique. Il est particulièrement intéressant d’observer comment ce quatuor de voix féminines a construit, à partir de chansons exclusivement monodiques du répertoire judéo-espagnol (Grèce, Turquie, Bulgarie, Arménie, Bosnie, Espagne, Maroc…) des polyphonies s’accordant si bien avec les polyphonies bulgares traditionnelles. »


The CD « BALKANES SEFARADES » of the Balkanes Quartet & David Bruley offers encounters between Judeo-Spanish monodies and Bulgarian polyphonies, performed by singers Milena Jeliazkova, Milena Roudeva, Martine Sarazin, Marie-Madeleine Scaglia and percussionist David Bruley, joined on three tracks by clarinetist Edmond Ghrenassia. For the most part, the titles of this very beautiful album are made up of the sequence of two traditional songs: the first Judeo-Spanish, treated polyphonically for the occasion, and the second Bulgarian and traditionally polyphonic. It is particularly interesting to observe how this polyphonic female voice quartet has constructed, using exclusively monodic songs from the Judeo-Spanish repertoire (Greece, Turkey, Bulgaria, Armenia, Bosnia, Spain, Morocco…) polyphonies that fit so well with traditional Bulgarian polyphonies.

Couverture Balkanes

CD – « BALKANES KOESMET », 2014, ATHOS PRODUCTIONS

Pour commander : (+33) 4 72 37 92 93 (hello@athosprod.com) & sur InOuïe Distribution (http://www.band.fm/in-ouie-distribution)


Voilà près de 17 ans que les quatre filles du quatuor Balkanes chantent et créent ensemble.

S’intéressant d’abord seulement aux chants profanes (objet de leur premier CD «Ochté» (2003) unanimement salué par la critique musicale), voici déjà plus de dix ans qu’elles interprètent également des chants sacrés à la suite de leurs recherches, envies et pérégrinations musicales.

Les quatre chanteuses puisent leur inspiration dans les modes médiévaux bulgaro-byzantins et dans le grand livre de la tradition musicale bulgare, et composent un répertoire original adapté à leurs tessitures et à leur sensibilité. Ainsi perpétuent-elles la tradition orale millénaire des chants profanes et sacrés bulgares.

 

BALKANES KOESMET est le fruit de l’amour qu’elles vouent à la musique populaire et sacrée bulgare.

Marie, Martine, Milena et Mina se sont donné du temps avant d’enregistrer ces nouveaux titres : à la fois des reprises de chants bulgares anonymes, mais aussi des créations composées dans le plus grand respect du « son bulgare ».

La Chance (le Koesmet) est probablement là : saisir l’occasion de s’imprégner toujours plus de l’esprit de la musique bulgare, de voyager, d’acquérir cette force indispensable et indicible qui permet aux artistes de braver le temps, de résister à toutes les modes qui font et défont les chanteurs d’un jour, pour poursuivre inlassablement leur voie dans la vaste constellation musicale.

Premier CD « OCHTE », 2003

 

Le premier CD de Balkanes « Ochté ! » (« Encore » en français) est sorti en août 2003. Produit par l’association La Route de la Voix, il est aujourd’hui épuisé.


LE MONDE DE LA MUSIQUE, Février 2004, p. 114, Franck Bergerot

Distinction 4 étoiles

« Si les jeunes femmes de Balkanes se réfèrent dans leur livret à une scène villageoise dans les environs de Plovdiv, en Bulgarie, on n’en saura pas plus sur leurs origines, sinon qu’elles sont produites par une agence du Crédit Mutuel de Lyon et l’association lyonnaise La Route de la Voix. On aurait tort de s’en tenir à ces informations dépourvues de tout exotisme…

Martine Sarazin, Milena Roudeva, Milena Jeliazkova et Marie Scaglia témoignent de très convaincante manière que les traditions musicales peuvent survivre à l’émigration et trouver de nouveaux complices en terre d’immigration. Tendresse et fermeté des voix, alternance d’hétérophonies luxueuses et d’homorythmies follement sensuelles : on aurait tort de se priver de cette splendide prise de son en l’église romane de Saint-Maurice de Beynost. »

 

CD « Ochté » du quatuor Balkanes 
Numéro 94 (Mars-Avril 2004) 
de Trad’ Magazine, page 90, Francis Couvreux

« Balkanes ou l’aventure de rencontres musicales entre Est et Ouest, à Lyon, autour des polyphonies bulgares. Quatre voix féminines : Martine Sarazin, soprano, Miléna Roudeva, contralto, Miléna Jeliazkova, soprano, Marie Scaglia, mezzo, interprètent a capella seize airs traditionnels bulgares qui disent la vie quotidienne, la joie, l’amour et la tristesse ; quatre très belles voix aux timbres complémentaires, enregistrées en l’église romane de St Maurice de Beynost, qui s’envolent, s’enchevêtrent et nous entraînent dans leur univers musical : des arrangements très personnels d’airs traditionnels bulgares. Convaincant! « 

 


 

Entretien avec le quatuor Balkanes pour la sortie de leur premier album,
La Lettre du CMTRA (Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes)
Juin-juillet-août 2003

 

CMTRA : Vous sortez votre premier album après six années d’existence, pouvez-vous nous en parler ?


Milena Jeliazkova (Mina) : Ce premier album auto-produit est pour nous l’aboutissement d’un travail de longue haleine. Face aux propositions d’enregistrement qui nous ont été faites, nous avons eu l’envie et le besoin de prendre notre temps. Au moment où nous avons rencontré Silvio Soave, qui allait devenir notre ingénieur du son, nous avons su qu’on avait trouvé la personne idéale pour répondre à nos attentes artistiques. Il nous a proposé l’église romane de Saint-Maurice de Beynost, qui s’est révélée parfaite pour des polyphonies a cappella.

Martine Sarazin : Pour la concrétisation de notre projet, il fallait trouver des apports financiers. Et c’est là que nous avons eu la chance d’obtenir un soutien généreux de la part du Crédit Mutuel Lyon-République.

Milena Roudeva : L’idée d’intituler l’album « Ochté » est venue de Mina, avec laquelle j’ai partagé mon émotion lors du premier concert de Balkanes. Le public, en effet, avait tellement apprécié les chants qu’il avait demandé d’une seule voix « comment dit-on Encore en bulgare ? ». Et voilà : « Ochté » !

CMTRA : Comment avez-vous choisi les chants qui figurent sur le disque ?

Marie Scaglia : Nous avons préféré enregistrer pour ce premier album les chants-phares que nous aimons beaucoup et que souvent les gens qui nous suivent fredonnent, l’air de rien.

CMTRA : Comment choisissez-vous les chansons qui constituent votre répertoire ?

M.R . : Nous cherchons les airs dans des recueils de musique traditionnelle élaborés par des ethnomusicologues bulgares. Nous retenons les mélodies qui nous touchent toutes les quatre. Ensuite, soit je propose un arrangement, soit on fait une création à quatre. De toute façon, d’un concert à l’autre, les arrangements évoluent, ce qui fait que nos chants ne sont jamais figés. De cette manière, nous perpétuons la tradition orale.

CMTRA : Est-ce que ces chants sont toujours chantés aujourd’hui, ou bien disparaissent-ils progressivement ?


M.R.  : Les chants traditionnels sont encore chantés lors d’Assemblées (« sabori ») internationales qui réunissent des amateurs de musique bulgare du monde entier. En revanche, pour l’instant, la jeunesse bulgare est plutôt séduite par les musiques d’ailleurs.

M.J. : D’ailleurs (rires !), Milena et moi, il a fallu que nous quittions notre pays pour re-découvrir notre héritage musical.

CMTRA : Avez-vous des régions de prédilection en Bulgarie pour le chant ?

M.J.  : Milena vient de Roussé, au nord de la Bulgarie, et moi de Plovdiv, en pleine Thrace, au sud du pays. Il nous est déjà arrivé de connaître soit une même mélodie avec des paroles différentes, soit le contraire. Et parfois, on met du temps pour accepter d’abandonner une des deux versions !

M. Scaglia  : Dans ces cas-là, ce sont les Françaises qui départagent le Nord et le Sud.

M.R. : Ou bien, on se réconcilie avec Mina en inventant un chant qui allie les deux mélodies.

M.Scaglia  : C’est la diplomatie balkanique !

CMTRA : Quels sont vos projets pour la suite ?

M.J. : Nous avons de nombreux engagements en France et en Suisse. Nous avons aussi un projet de collaboration avec d’autres types de polyphonies (corses et sardes). Nous prévoyons de suivre également un stage en Bulgarie, avec une chanteuse professionnelle bulgare, qui nous aidera à affiner notre technique de chant.

M.R . : Nous venons juste de remporter le concours national des musiques traditionnelles des JMF, ce qui nous permettra, à partir de septembre 2004, de créer et faire tourner un spectacle jeune public.

M.Scaglia  : Enfin, au milieu de tout ces projets, il y a un deuxième CD.

M. Sarazin  : Oui, même si c’est un peu prématuré d’en parler, nous avons l’idée de créer un répertoire de compositions originales.

M.R. : Mais il ne faut pas faire chauffer l’huile dans le poêle avant d’avoir pêché le poisson.

M.Sarazin  : Traduction : il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué !