Actualités de Balkanes

APOLONIA ou les chants du Jardin de la vie

Dans les Temps d'antan, au carrefour de l'Orient et de l'Occident, il était un pays béni où les montagnes, les vallées, les rivières et la Mer se disputaient la primeur de la Beauté. Orphée y est né. Il a vécu dans ce Paradis sur Terre, en bonne entente avec tous les oiseaux et animaux, avant de descendre aux Enfers à la recherche de son amour, de son paradis perdu... Un pays où les femmes dansaient sur les braises une îcone à la main, où les hommes construisaient des moulins à vent, des forteresses et des monastères pour protéger leurs terres et leurs croyances de tous ceux - huns, romains, bysantins ou ottomans - qui voulaient s'approprier ce Jardin d'Eden terrestre...

L'Histoire a parlé – aux Siècles d'Or de paix bienheureuse se sont succédés les Temps de l'Obscur, le Bien l'a disputé au Mal, l'eau et le sang ont coulé mais eux, ils ont résisté... Les Bulgares. Ce sont leurs chants qui ont permis cela. Ces chants entammés, créés, ornementés et transmis de génération en génération lors des veillées, sur la place des villages, dans les monastères orthodoxes à l'abri des oreilles malveillantes, sous le soleil brûlant des champs dorés ou sous la fraîcheur des arbres séculaires des forêts mystérieuses de l'Ancienne Bulgaria... Chants d'amour et de mort, de joie et de tristesse, d'union et de déchirement, de foi et de trahison, de batailles et de fiançailles... autant de trésors hérités de l'Ame ancienne bulgare, autant de paraboles du Livre des livres, autant de réminiscences du Cantique des cantiques, tentés du vécu et de l'histoire mouvementée d'un peuple fier face à ses bourreaux, digne devant les malheurs, humble devant les caprices de l'Histoire, fort dans ses amours et sa mémoire.

S'intéressant d'abord seulement aux chants profanes, voici déjà plus de cinq ans que les quatre chanteuses du quatuor Balkanes se consacrent également à la liturgie orthodoxe traditionnellement chantée par les hommes, à la suite de leurs recherches, envies et pérégrinations musicales. Mina, Milena, Marie et Martine imprègnent leur musique des modes médiévaux bulgaro-byzantins, et composent (au propre et au figuré) un répertoire original adapté à leurs tessitures et à leur sensibilité. Ainsi perpétuent-elles la tradition orale millénaire des chants profanes et sacrés bulgares. En 12 ans, les Balkanes ont atteint la maîtrise absolue de leurs voix et de la mise en jeu de cette musique bulgare qui est sans égale en Europe, par la richesse de répertoire et le degré de raffinement musical. Tout cela, dans une interprétation vivante faisant de chaque chanson une petite scène et de ce concert un vrai spectacle noble, tout en sobriété et en émotion.

Pour cette nouvelle création, elles ont puisé dans le riche répertoire des chants anciens bulgares et ont réuni en un bouquet bigarré des mélodies populaires, orthodoxes et des compositions originales qui évoquent le Jardin d'Eden – en tant que Paradis Eternel, Royaume de Dieu, lieu de la récompense suprême et symbole ultime de la miséricorde divine ; le Jardin en tant que Paradis sur Terre permettant l'épanouissement de l'Amour, le ressourcement, la paix et la sérénité; le Jardin en tant que métaphore de l'Ame humaine et réceptacle de tout ce qu'il y a de plus intime (jardin secret); le Jardin, enfin, en tant que symbole d'un lieu inaccessible aux simples humains que nous sommes, paradis perdu d'avance car par essence opposé au Paradis de Dieu...

Nous vous présentons «Apolonia...» - du nom du plus beau joyau de la côte de la Mer Noire – ce petit paradis que Romains, Bysantins et Bulgares se sont aprement disputé, frère de la Mer Méditerranée, uni à elle à jamais grâce au Bosphore.

Apolonia... ou les chants du Jardin de la Vie.

 

CREATION 2007-2008

Création inscrite au programme de la Saison Culturelle Européenne 2008, labellisée par le Festival de Danses et Musiques Sacrées de Sylvanès

_____VOX BOGOMILI_____

SOUFFLE BULGARE EN TERRE CATHARE

BALKANES invite pour cette création :

Bruno MARTINS
baryton Martin

Simon GALLOT
baryton basse

Luben DRENSKY
baryton

Scénographie : Emmanuelle RICARD & Jean MANIFACIER

Frères en hérésie aux yeux de leurs Eglises, Bogomiles et Cathares n’étaient-ils pas destinés à se rencontrer ? Si nous exhumons l’épopée terrible des Bougres et des Cathares, c’est pour qu’à l’exil, aux persécutions et aux châtiments ne s’ajoute point la cruauté suprême de l’oubli…

Dans les temps d’antan, il y a plus de dix siècles, vivait sur les terres du Grand Royaume Bulgare un pope… un simple servant de l’église orthodoxe qui, témoin du relâchement des mœurs du clergé, s’imprégna de la foi des dualistes orientaux. Insatisfait du christianisme officiel, éloigné de sa simplicité initiale et encombré de rites fastueux, derrière lesquels était cachée et voilée au peuple l’œuvre et l’identité « véritables » du Christ, le Pope Bogomile s’insurgea. Il désapprouvait l’ordre religieux et social, l’esclavage et l’asservissement dont souffrait la plus grande partie de la population sur les terres et dans les domaines des seigneurs… Il décida de devenir le prédicateur de ce qu’il appelait le véritable christianisme, qui devait être accessible au peuple et lui accorder les droits de l’homme et le salut de l’âme. Ainsi est né le Bogomilisme.

A la même époque, à plus de deux mille kilomètres à l’Ouest, germaient chez les Bons Hommes Occitans des idées dualistes proches de celles des Bogomiles. Tous étaient convaincus que le monde d’ici-bas, visible et périssable, était l’œuvre du Diable. Cependant, certains parmi eux, les modérés, croyaient en un Dieu principe suprême, tandis que d’autres, les absolus, érigeaient le Diable au même rang que Dieu, reconnaissant ainsi l’existence de deux principes fondamentaux. Qualifiés d’hérétiques par l’Eglise Officielle Orthodoxe, les Bogomiles entamèrent de longs périples hasardeux à travers toute l’Europe, en s’arrêtant et en s’établissant, entre autres, sur les terres des actuelles Grèce, Croatie, Italie, France. Chassés de leur pays, ils cherchaient avant tout à préserver et transmettre leur foi au péril de leur vie…

Le spectacle « VOX BOGOMILI » retrace en musique les pérégrinations de deux disciples bogomiles modérés depuis le Royaume Bulgare jusqu’en Occitanie. Tout au long de leur voyage, ils auront un aperçu des traditions musicales des pays traversés. Bogomiles et Cathares seront réunis une première fois à Lyon, alors centre spirituel cathare important, avant de rejoindre le bastion de la foi cathare. Musicalement, ce spectacle est l’occasion d’un métissage de monodies et de polyphonies, de voix féminines et masculines, de chants sacrés et profanes de traditions diverses, de compositions et de mélodies traditionnelles. Une mise en espace sobre et une présence scénique juste ne peuvent que servir l’émotion suscitée par les voix.

« Cette tragédie humaine, dans des temps et lieux donnés, résonne en nous aujourd’hui – époque à laquelle les intolérances s’affrontent toujours aussi violemment. Il nous importe, en tant que chanteuses bulgares et françaises, de semer par nos voix les germes d’une humanité réconciliée avec ses origines et son devenir. » BALKANES

Entretien avec Patrick Courault, pour le magazine HISTOIRE DU CATHARISME, paru en juillet 2009

VOX BOGOMILI, la voix bogomile retrouvée

"Nous avons toujours un peu de mal à comprendre les ressorts créatifs des artistes. Pour le quatuor BALKANES et leur spectacle VOX BOGOMILI, le destin semblait écrit d'avance, comme ancré naturellement dans l'ordre des choses.

Comment vous est venue l'idée de consacrer un spectacle polyphonique aux bogomiles et aux cathares ?

A la fin d'un concert dans l'Abbaye cistercienne de Noirlac, nous nous demandions quelle dimension donner à notre quatuor. Mina, d'origine bulgare, nous parlait souvent des bogomiles et de la passerelle qu'ils représentaient vers les cathares. Petit à petit les idées ont germé en nous, plus ou moins consciemment jusqu'à devenir une évidence.

Quelles sont les recherches historiques que vous avez réalisées pour construire votre synopsis ?

Essentiellement dans les bibliothèques, le fonds jésuite de celle de Lyon pour les anathèmes, les écrits du chercheur Jordan Ivanov pour les rituels, ou ceux de l'écrivain Henri Gougaud pour la poésie et l'esprit. Si nous nous nourrissons du réel, de la Grande Histoire, en rattachant par exemple les acteurs du spectacle au bogomilisme modéré, c'est vers les gens qui ont connu l'exil, subi l'intolérence, la souffrance que nous nous tournons.

Quelles sont les difficultés pour transposer une hérésie en chant ?

Ce ne fut pas vraiment difficile, chacune d'entre nous fut touchée par un thème différent et complémentaire. Nous avons ressenti qu'il fallait exprimer la parole des bogomiles. C'est la raison du coeur qui prévaut dans nos textes. Cela dit, nous n'avons pas voulu nous cantonner, sur scène, à un rôle attribué. Il nous paraissait important, pour mieux appréhender cette histoire, d'être parfois l'ombre etparfois la lumière, de jouer dans une scène un bogomile et dans une autre un inquisiteur. La notion de doute nous tient aussi à coeur, celle des convictions qui s'amenuisent au fil des épreuves ou le découragement au pied du bûcher.

L'histoire, racontée dans le spectacle, relate le voyage d'un couple bogomile traversant l'Europe pour, finalement, se rendre chez les cathares du Languedoc.

Ce n'est pas un voayge en tant que tel, mais un exil forcé et initiatique prônant la tolérance, la réconciliation, à chaque étape. Le couple bogomile n'est pas un couple au sens classique, il représente la masculinité et la féminité des âmes. Nous ne nous identifions pas aux personnages, nous pensons que la neutralité est plus forte. Ce n'est pas à nous de juger. La peur de l'autre au Moyen Age était forte et sous une certaine forme ambiguë. Vous pouviez faire la fête avec l'étranger sans trop de problème, du moment que vous restiez dans le monde profane, mais dès que vous abordiez dans la conversation un monde spirituel ou religieux différent des valeurs établies, les esprits se fermaient. Si l'église et les catharo-bogomiles ont en commun la vie de l'esprit et sa supériorité sur le corps, on peut dire aussi qu'ils sont chacun l'hérétique de l'autre.

Ce spectacle est beau, d'une beauté pénétrante, il s'adresse plus à votre âme qu'à votre intellect. Nul besoin de comprendre les neuf langues évoquées, nul besoin non plus de savoir qui a chanté tel ou tel texte. Le quatuor Balkanes et ses compagnons de route parlent d'une même voix. Une voix qui sommeillait depuis mille ans, la Vox Bogomili."

 

VOX BOGOMILI

Bulgarian Breath in the Land of the Cathars

Musical show conceived and created by the quartet BALKANES (for 4 women’s and 3 men’s voices)

As brothers in heresy in the eyes of their churches, were the Bogomils and Cathars destined to meet? We unearth the disturbing epic of the Bogomils and Cathars because we do not want to add to exile, persecution and brutal punishment the supreme cruelty of oblivion.

More than ten centuries ago, in the Great Bulgarian Kingdom, lived a priest. A simple man, a servant of the Orthodox Church, a witness of the moral decline of the clergy, he fell under the influence of the dualistic faith of the East. Official Christianity had drifted away from its initial simplicity and become encumbered with sumptuous rites behind which the “true” mission and identity of Christ were hidden and veiled from the people. No longer satisfied, Father Bogomil rebelled. Disapproving of the social religious order, slavery and the control under which most of the population suffered in the lands and dominions of the lords, he became the preacher of what he called the true Christianity, a religion accessible to all people, granting human rights and salvation of the soul. Thus Bogomilism was born.

At the same time, more than two thousand kilometres to the West, taking root in Occitanian Good Men and Good Women were dualistic ideas close to that of the Bogomils. They were convinced that the mundane world, visible and perishable, was the creation of the Devil. There were some among them - the Moderates - who believed in a supreme God, while others - the Absolutes - ranked the Devil with God, thus recognizing the existence of two fundamental principles. Condemned as heretics by the official Orthodox Church, the Bogomils started their long, hazardous journeys across Europe, stopping and establishing themselves in, among other places, present-day Greece, Croatia, Italy, France... Driven out of their own country, they sought above all to preserve and transmit their faith, risking their own lives…

The show “VOX BOGOMILI” retraces in song the pilgrimage of two moderate Bogomil disciples who travel from the Bulgarian Kingdom to Occitania. Throughout their journey, they encounter the musical traditions of the countries they visit. Bogomils and Cathars unite first in Lyon - an important Cathar spiritual centre - before arriving at the bastion of the Cathar faith, Occitania. “VOX BOGOMILI” weaves together monody and polyphony, women’s and men’s voices, sacred and secular songs of various traditions, original compositions and traditional melodies. A sober setting and engaging stage presence enhance the emotions stirred by the voices.

“This disturbing human tragedy from more turbulent times resounds in us today - a time in which violent intolerance still lives. It is important for us, as Bulgarian and French singers, to sow with our voices the seeds of a humanity reconciled with its origins and its future.” Balkanes

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MESSEMVRIA

Chants profanes et sacrés de l'Ancienne Bulgaria

Spectacle 2006-2007

« Au fil du temps, en interprétant un répertoire de chants bulgares dits profanes, nous nous sommes aperçues que l’hommage à la création, à la beauté de la nature et la présence du Divin étaient de grande importance sinon indissociables des thèmes abordés, le sacré accompagnant la vie des gens, leurs souffrances comme leurs joies au quotidien. C'est grâce à leur adhésion au christianisme au IXème siècle que les différentes ethnies slaves, thraces et protobulgares situées au sud du Danube s’unifient. L’esprit de Dieu agit au carrefour des chemins, aux croisées de Byzance et des traditions ancrées en terre bulgare. Nourri de cette force intérieure, le peuple préservera son identité en refusant de se soumettre aux conversions forcées lors du joug ottoman, tel le héros Balkandji Yovo dont la légende est chantée encore de nos jours. Ce ne sont pas tant les faits historiques qui importent que la ferveur qui transcende les frontières entre les mondes profane et spirituel. Tout cela a réveillé notre curiosité de connaître la manière dont ce lien entre l’homme et le divin a été exprimé à la source dans les chants sacrés.

Nous nous sommes mises en quête.

A la rencontre de la liturgie orthodoxe chantée traditionnellement par les hommes, au cours de nos pérégrinations musicales dans une Bulgarie écartelée entre l’Europe et l’Orient, les modes médiévaux bulgaro-byzantins nous ont particulièrement touchées. Imprégnées de cet univers, nous nous le sommes réapproprié en adaptant ce répertoire à nos voix et sensibilités ou en le recomposant. Une manière pour nous de perpétuer la tradition ancestrale d’inventions, de transformations de l’écriture musicale, laissant à chaque auditeur l’imaginaire comme contrée secrète vers celui qui nous appelle. »

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SPECTACLE JEUNE PUBLIC

Création 2007-2008

C’est la Mère Mima qui a perdu son chat…

Un soir d’été, sur la place d’un village des Monts Balkans. L’air est doux, sucré. Poussière de blé, frémissement de peupliers, parfum des rosiers… Une fête de village bat son plein ! Tout le monde est dehors, à rire, chanter, danser, à se toiser…

Pendant ce temps, le chat fugueur de la Mère Mima prend la poudre d’escampette pour séduire une coquette. Affolée, Mère Mima se met à sa recherche en faisant le tour du village. Elle frappe à toutes les portes, elle interroge tous ses voisins. Mais à chaque fois, elle arrive au moment le plus inopportun. Elle se retrouve toujours dans des situations cocasses, prise à partie dans des querelles de famille, rivalités ou discussions amoureuses... Décidément, personne ne se soucie de son chat… Découragée, elle regagne sa maison… Soudain, à sa grande joie, surgit son chat, bredouille… sans ses moustaches.

Depuis dix ans, Milena Roudeva, Milena Jeliazkova, Martine Sarazin et Marie Scaglia chantent a cappella, perpétuant la tradition des chants polyphoniques bulgares. Après le succès de leur premier spectacle Jeune Public « La Lune m’a dit », coproduit par les Jeunesses Musicales de France, elles présentent aujourd’hui une nouvelle création en direction du milieu scolaire (du cycle 1 à la 3ème) « C’est la Mère Mima qui a perdu son chat ! »

Ce répertoire original à partir de chants traditionnels bulgares et de compositions permet au quatuor Balkanes de poursuivre son travail de sensibilisation du Jeune Public aux sonorités, rythmes et couleurs de la musique vocale bulgare. A l’heure où la Bulgarie a rejoint l’Union Européenne, ce spectacle riche en émotions donne l’occasion aux enseignants de faire découvrir aux enfants, de manière vivante, l’âme d’un pays.

24e rencontres d’art vocal de l’Abbaye de Noirlac

Questions à Balkanes :

Questions 1 : Quelle est l’origine précise des chants bulgares (époques, lieux…) interprétés par l’ensemble Balkanes et que racontent-ils ?

En matière de musique traditionnelle, personne ne sait d’où proviennent les chants et quelle est leur origine précise. Si cela était le cas, on ne parlerait pas de musique "traditionnelle". Ce que nous pouvons dire, c’est que nos chants sont anciens, allant peut-être du IXème – Xème siècle à nos jours et que la tradition est une matière mouvante et changeante, se transmettant oralement. Quant à notre répertoire, nous l’avons constitué de chants provenant de différentes régions de Bulgarie, chacune ayant un style musical spécifique. La plupart des histoires racontées s’ancrent dans la vie quotidienne rurale : travail, fêtes, amour, révolte mais aussi poésie allant jusqu’à nous immerger dans l’univers des contes.

Questions 2 : Ce répertoire a cappella présente-t-il des difficultés particulières d’interprétation ?

Tout exercice a cappella est périlleux. Les voix sont nues, sans soutien instrumental et il faut trouver non seulement la justesse et l’accord parfait, mais aussi transmettre l’émotion pure, celle qui provient du plus profond de l’âme. Concentration et maîtrise de chaque instant sont nécessaires pour obtenir une harmonie commune, d’autant que l’harmonisation de nos chants joue constamment avec les dissonances. Les rythmes impairs sont aussi une difficulté particulière à notre musique. Lorsqu’on parvient à oublier ces considérations techniques et à se laisser porter par l’émotion, une énergie tangible circule entre nous et le public, il y a comme une 5ème voix qui apparaît – c’est là que la magie se produit.