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Le premier CD de Balkanes « Ochté ! » (« Encore » en français) est sorti en août 2003.
Il est produit par l'association La Route de la Voix
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- CD disponible en appelant
le 04 69 70 62 74.
- Sur commande, par Internet, balkanes@free.fr
- à la librairie « A plus d'un titre »,
4 quai de la Pêcherie, Lyon 1 er
- Dans le catalogue de Vente par Correspondance du CMTRA (Centre
des Musiques Traditionnelles en Rhône-Alpes, cmtra@cmtra.org,
tél. : 04 78 70 81 85
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Téléchargez le premier titre de l'album:
Zamoerknaya
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Entretien avec le quatuor Balkanes pour la sortie de leur premier album,
La Lettre du CMTRA (Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes)
Juin-juillet-août 2003
CMTRA : Vous sortez votre premier album après six années d'existence, pouvez-vous nous en parler ?
Milena Jeliazkova (Mina) : Ce premier album auto-produit est pour nous l'aboutissement d'un travail de longue haleine. Face aux propositions d'enregistrement qui nous ont été faites, nous avons eu l'envie et le besoin de prendre notre temps. Au moment où nous avons rencontré Silvio Soave, qui allait devenir notre ingénieur du son, nous avons su qu'on avait trouvé la personne idéale pour répondre à nos attentes artistiques. Il nous a proposé l'église romane de Saint-Maurice de Beynost, qui s'est révélée parfaite pour des polyphonies a cappella.
Martine Sarazin : Pour la concrétisation de notre projet, il fallait trouver des apports financiers. Et c'est là que nous avons eu la chance d'obtenir un soutien généreux de la part du Crédit Mutuel Lyon-République.
Milena Roudeva : L'idée d'intituler l'album « Ochté » est venue de Mina, avec laquelle j'ai partagé mon émotion lors du premier concert de Balkanes. Le public, en effet, avait tellement apprécié les chants qu'il avait demandé d'une seule voix « comment dit-on Encore en bulgare ? ». Et voilà : « Ochté » !
CMTRA : Comment avez-vous choisi les chants
qui figurent sur le disque ?
Marie Scaglia : Nous avons préféré
enregistrer pour ce premier album les chants-phares que nous aimons beaucoup
et que souvent les gens qui nous suivent fredonnent, l'air de rien.
CMTRA : Comment choisissez-vous les chansons qui constituent votre répertoire ?
M.R . : Nous cherchons les airs dans des
recueils de musique traditionnelle élaborés par des ethnomusicologues
bulgares. Nous retenons les mélodies qui nous touchent toutes les
quatre. Ensuite, soit je propose un arrangement, soit on fait une création
à quatre. De toute façon, d'un concert à l'autre,
les arrangements évoluent, ce qui fait que nos chants ne sont jamais
figés. De cette manière, nous perpétuons la tradition
orale.
CMTRA : Est-ce que ces chants sont toujours chantés aujourd'hui, ou bien disparaissent-ils progressivement ?
M.R. : Les chants traditionnels sont encore chantés lors d'Assemblées (« sabori ») internationales qui réunissent des amateurs de musique bulgare du monde entier. En revanche, pour l'instant, la jeunesse bulgare est plutôt séduite par les musiques d'ailleurs.
M.J . : D'ailleurs (rires !), Milena et moi, il a fallu que nous quittions notre pays pour re-découvrir notre héritage musical.
CMTRA : Avez-vous des régions de prédilection en Bulgarie pour le chant ?
M.J. : Milena vient de Roussé, au nord de la Bulgarie, et moi de Plovdiv, en pleine Thrace, au sud du pays. Il nous est déjà arrivé de connaître soit une même mélodie avec des paroles différentes, soit le contraire. Et parfois, on met du temps pour accepter d'abandonner une des deux versions !
M. Scaglia : Dans ces cas-là, ce sont les Françaises qui départagent le Nord et le Sud.
M.R . : Ou bien, on se réconcilie avec Mina en inventant un chant qui allie les deux mélodies.
M.Scaglia : C'est la diplomatie balkanique !
CMTRA : Quels sont vos projets pour la suite ?
M.J . : Nous avons de nombreux engagements en France et en Suisse. Nous avons aussi un projet de collaboration avec d'autres types de polyphonies (corses et sardes). Nous prévoyons de suivre également un stage en Bulgarie, avec une chanteuse professionnelle bulgare, qui nous aidera à affiner notre technique de chant.
M.R . : Nous venons juste de remporter le concours national des musiques traditionnelles des JMF, ce qui nous permettra, à partir de septembre 2004, de créer et faire tourner un spectacle jeune public.
M.Scaglia : Enfin, au milieu de tout ces projets, il y a un deuxième CD.
M. Sarazin : Oui, même si c'est un peu prématuré d'en parler, nous avons l'idée de créer un répertoire de compositions originales.
M.R . : Mais il ne faut pas faire chauffer l'huile dans le poêle avant d'avoir pêché le poisson.
M.Sarazin : Traduction : il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué !

Article sur le CD « Ochté ! » de BALKANES dans
LE MONDE DE LA MUSIQUE
Février 2004, p. 114
Distinction 4 étoiles
« Si les jeunes femmes de Balkanes se réfèrent dans leur livret à une scène villageoise dans les environs de Plovdiv, en Bulgarie, on n’en saura pas plus sur leurs origines, sinon qu’elles sont produites par une agence du Crédit Mutuel de Lyon et l’association lyonnaise La Route de la Voix. On aurait tort de s’en tenir à ces informations dépourvues de tout exotisme…
Martine Sarazin, Milena Roudeva, Milena Jeliazkova et Marie Scaglia témoignent de très convaincante manière que les traditions musicales peuvent survivre à l’émigration et trouver de nouveaux complices en terre d’immigration. Tendresse et fermeté des voix, alternance d’hétérophonies luxueuses et d’homorythmies follement sensuelles : on aurait tort de se priver de cette splendide prise de son en l’église romane de Saint-Maurice de Beynost. »
Franck Bergerot
 491 - Lyon, Décembre 2003
"Elles sont dans la tradition des grandes soeurs, des femmes de
Bulgarie, qui juste avec la voix offrent un chant plein d'émotion,
dans la lignée des Voix Bulgares, Balkanes quatuor
vocal s'en sort à merveille dans ce répertoire de tradition
et d'étonnement. Ces quatre jeunes femmes supportent facilement
la comparaison avec leurs aînées, c'est sans filet que leurs
voix s'élèvent, d'ailleurs la reprise de Pritourissa
planinata ne pèche pas, sans orchestre, le quatuor offre une
relecture de ce classique d'un grand intérêt...."

CD « Ochté » du quatuor Balkanes
Numéro 94 (Mars-Avril 2004)
de Trad’ Magazine, page 90
Par Francis Couvreux
"Balkanes ou l'aventure de rencontres musicales entre Est et Ouest, à Lyon, autour des polyphonies bulgares. Quatre voix féminines : Martine Sarazin, soprano, Miléna Roudeva, contralto, Miléna Jeliazkova, soprano, Marie Scaglia, mezzo, interprètent a capella seize airs traditionnels bulgares qui disent la vie quotidienne, la joie, l'amour et la tristesse ; quatre très belles voix aux timbres complémentaires, enregistrées en l'église romane de St Maurice de Beynost, qui s'envolent, s'enchevêtrent et nous entraînent dans leur univers musical : des arrangements très personnels d'airs traditionnels bulgares. Convaincant! "
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